
Utilisation en pharmacopée traditionnelle
malgache
Utilisation de l’huile essentielle en
aromathérapie
Caractéristiques organoleptiques
Caractéristiques physico-chimiques
Règne :
VEGETAL
Embranchement :
SPERMAPHYTES ou CORMOPHYTES
Classe : ANGIOSPERMES
Sous-classe :
DICOTYLEDONES
Ordre :
ASTERIDEES
Famille :
COMPOSEES ou ASTERACEES
Genre :
HELICHRYSUM
Espèces :
gymnocephalum
L’Hélichryse
à capitules nus ou hélichryse de Madagascar (Nom français) est un arbuste endémique à Madagascar, très
aromatique, très commun, surtout en Imerina, auxquels de nombreux manuscrits
confèrent des vertus médicinales.
Plante vivace, arbrisseau gris argenté, très
ramifié formant des buissons touffus et envahissants atteignant 4 m de haut.
Tiges lignifiées recouvertes de poils grisâtres à entre-noeuds. Feuilles
nombreuses alternées très serrées.
Fleurs à corolle jaune, au nombre de 4 à 10
par capitule. Plante silicicole d'altitude, pousse facilement dans les zones
éricoïdes. Il s'agit d'une espèce caractéristique des Savoka. La floraison et
fructification de mars à
mai.
Helichrysum gymnocephalum sont inégalement réparties sur les hauts-plateaux malgaches. Généralement, elles vivent à une altitude de 800 à 2200 m.
Les conditions écologiques et
les activités humaines sont à l’origine de leur répartition géographique.
Utilisation de la plante en pharmacopée traditionnelle malgache
Le Docteur Ramisiray considère cette plante comme pouvant lutter
contre Ies syphilis graves et les céphalées : les feuilles sont brûlées et les
cendres appliquées sur la partie malade.
Elle est également utilisée pour embaumer les morts.
Utilisation de
l’huile essentielle en aromathérapie
Notons
que l’huile essentielle est obtenue par le procédé d’hydrodistillation
semi-industriel en utilisant un alambic en inox.
Au
début de ce siècle, Helichrysum étaient
rangés sous le genre Sténocline, et c'est sous ce nom que le Dr Heckel
en parle dans ses ouvrages. Les propriétés que les huiles essentielles
rapportent, en font à la fois un aromatique amer, tonique, stomachique,
astringent, aphrodisiaque, antirhumatismal, anti-goutteux, anti-herpétique et
antiscorbutique.
Elle
entre également dans la composition des dentifrices.
Caractéristiques organoleptiques de l’huile
essentielle
Aspect
L’H.E
de Helichrysum gymnocephalum a un aspect identique à beaucoup d’espèces
d’H.E. Elle est un liquide très volatil, homogène et est limpide.
Couleur
La couleur est difficile à déterminer à l’œil nu sauf en présence d’une solution étalon pour évaluer le degré de ressemblance entre la couleur du produit étalon et celle de l’H.E. Toutefois, la fourchette de couleur visible à l’œil nu est entre vert-clair et vert-jaune.
Odeur
L’H.E d’helichrysum
gymnocephalum a une odeur particulière puissante avoisinant l’odeur
camphrée du cinnamomum camphora (ravintsara).
Densité relative
La
densité relative de l’H.E est inférieure à celle de l’eau et avoisine celle de Eucalyptus
globulus (0,917). Elle est de l’ordre de 0,913 avec un écart-type de 0,002. Elle submerge donc l’eau dans
l’essencier.
Indice de réfraction
L’indice
de réfraction 1,467 est supérieure à celle de l’eau 1,33. Elle montre déjà la richesse de l’H.E en composant.
Pouvoir rotatoire
Le
pouvoir rotatoire de l’H.E est de l’ordre de –2°55. Ceci pour confirmer et
affiner les résultats de l’indice de réfraction par la méthode polarimétrique.
Indice d’acide
L’indice
d’acide est faible. Elle est de l’ordre de 1,342. L’H.E est donc stable, il n’y
a pas une oxydation inquiétante.
Indice d’ester
Elle
est de l’ordre 12,683.
Miscibilité à l’éthanol 80°GL
La
miscibilité à l’éthanol montre 0,4 volumes pour une apparition des troubles et
6,4 volumes pour la réapparition de la limpidité.
Composition chimique de l’huile essentielle
L’analyse chromatographique en phase gazeuse permet de déterminer simultanément le nombre de constituants de l’essence, leur concentration respective, et leur ordre de sortie, qui renseigne sur la volatilité, c’est à dire leur masse moléculaire, et leur polarité. Les analyses en CPG de quelques vingtaines d’échantillons ont été faites sur colonne capillaire DB-WAX , longueur 25m.
|
N°PIC |
CODE |
NOM |
MOY (%) |
MAX (%) |
MIN (%) |
Ecart-type |
|
1 |
MOA |
|
4,1 |
4,7 |
3,7 |
0,3 |
|
2 |
MOB |
|
3,1 |
3,4 |
2,7 |
0,3 |
|
3 |
MOC |
Sabinène |
1,7 |
3,6 |
1,1 |
0,9 |
|
4 |
MOD |
|
1,3 |
1,5 |
1,2 |
0,1 |
|
5 |
MOE |
|
0,9 |
1,2 |
0,8 |
0,2 |
|
6 |
MOF |
|
1,9 |
3 |
1,5 |
0,6 |
|
7 |
MOG |
Limonène |
1,1 |
1,3 |
1,1 |
0,1 |
|
8 |
MOH |
1,8-cinéole |
67 |
69,1 |
65,3 |
1,5 |
|
9 |
MOI |
|
2,4 |
3 |
0,8 |
0,8 |
|
10 |
MOJ |
p- cymène |
2,4 |
4,5 |
1,3 |
1,1 |
|
11 |
MOOA |
Linalol |
0,5 |
0,5 |
0,8 |
0,2 |
|
12 |
SEA |
|
1,8 |
2,3 |
0,9 |
0,5 |
|
13 |
MOOB |
Terpinène-4-ol |
4 |
4,5 |
3,1 |
0,5 |
|
14 |
SEB |
|
2,1 |
2,9 |
0,9 |
0,7 |
|
15 |
SEC |
viridiflorène |
0,7 |
0,8 |
1,2 |
0,6 |
|
16 |
MOOC |
|
1,1 |
1,2 |
2 |
0,9 |
|
17 |
SED |
b - sélinène |
1,1 |
0,5 |
1,1 |
0,2 |
|
18 |
SEE |
d - cadinène |
1,1 |
1,6 |
2,4 |
1,1 |
|
19 |
SEOA |
Oxyde de caryophyllène |
1,1 |
0,5 |
1,1 |
0,3 |
|
|
Composants identifiés |
99,4 |
|
|||
|
|
Composants
non identifiés |
0,6 |
||||
1)
AFNOR : Huiles
essentielles- Recueil des Normes françaises – AFNOR, 4ème édition, Paris, 1992
2) ANDRIANAIVO Rado
Herinavalona, Caractérisation de l’huile essentielle de Lantana
Camara de Madagascar : Précision des caractéristiques de deux groupes
d’essence par l’analyse multidimensionnelle, département Industries Agricoles
et Alimentaires, 1999
3) ANDRIANASOLO Michelle,
Contribution à l’étude de la variabilité de la composition
chimique de l’huile essentielle de Psidia altissima, département Industries
Agricoles et Alimentaires, 1994
4)
BALZ, RUDOLPH, Les
huiles essentielles et comment les utiliser, Eygluy-l’Escoulin, 1986
5) BAKER H., Stenocline Incana Baker, Journ. Linn Soc., XX, 1883, 187p
6)
Cailliez (F), Pages (J.P), Introduction à l’analyse
des données, SMASH, Paris, 1976
7) DURRUTY V. :
Les extraits aromatiques et les huiles essentielles : leurs modes
d’extraction- Les cahiers du CITE, Spécial Plantes Aromatiques et médicinales,
1996
8)
Dagnelie (P), Analyse statistique à
plusieurs variables, Presse Agronomique de Gembloux, 1975
9)
Diday (E), Lemaire (J), Pouget (J.),
Eléments d’analyses des données, DUNOD, Paris, 1985, 464 p
10)
HuMBERT H., Flore
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11) LESPAGNE C., Cours
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données statistiques, Polycopie du département Eaux et Forêts, ESSA, Université
d’Antananarivo
12) MÖLLENBECK S. ET AL.,
Flavour and Fragrance Journal, vol. 12,63-69, 1997
13)
RAKOTONDRASOALIMANGAVELO A., Les huiles essentielles de basilic de
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factorielle, mémoire IAA, ESSA, Université d’Antananarivo, 1987
14) RAMANOELINA A.R.P,
TERROM G.P., BIANCHINI J.P., et COULANGES P., Contribution à
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15) RAMANOELINA A.R.P,
Polycopie Industries des Huiles Essentielles
16) RAMANOELINA A.R.P,
Polycopie Méthodes d’Analyses et de Contrôles, ESSA, Université
17) ROULIER Guy, Les
huiles essentielles pour votre santé, Editions Dangles, 1990
18) SAUNYN J.M, Plantes
utiles des hautes terres de Madagascar, Graphoprint, Madagascar, p68, 1999
19)
SERAPHIN Jean Jacques,
Pharmacopée de l’Alaotra, 1986
20) VIAUD Henri, Huiles essentielles et hydrolats,
Editions Présence, Sisteron, 1983
Antananarivo – 101 –
Madagascar
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